La page est en cours de chargement…...
07.01.16
Si les regards pouvaient tuer

Plongée dans l’obscurité grisante d’une nuit parisienne, l’élégante Amazoula regagnait ses appartements du 1er arrondissement. Elle n’avait bu qu’une ou deux coupes de champagne mais ses sens commençaient néanmoins a lui faire défaut. A cet instant, elle ignorait encore l’éminence du drame qui s’annonçait.

C’est a l'aube que Wawy Dolly - chaussée de ses escarpins rose fluo préférés - découvre le corps inanimé d’Amazoula étendu sous une chaise, ses sandales Christian Louboutin toujours lacées et sa pochette Paloma a la main. L'appartement est en désordre, le tapis souillé par les empreintes d'un intrus et les valises en cuir d’Amazoula ont été déballées, laissant une chemise de soie négligemment jetée sur le sol.

La femme de chambre chancele, rattrapant de peu son plateau de macarons tout juste sortis du four. A leur arrivée quelques instants plus tard, les policiers restent cois devant la scene. Le commissaire Lapérouse sait d’emblée qu’un crime aussi insensé, sans motif apparent, nécessite la venue d’un détective aguerri, a l’oil vif et a la volonté sans faille de mettre le coupable derriere les barreaux.

Entre alors en scene Baila, détective aussi connue sous le nom de Baila Spike. Ce surnom, légitimement donné par ses collegues, fait échos a son tempérament aussi tranchant que le fil d’un couteau. Juchée sur ses escarpins léopard de douze centimetres, c’est toujours déterminée qu’elle marche pour atteindre son but. En entrant dans l'appartement, Baila inspecte la scene du crime. Il ne lui faut pas longtemps pour identifier son premier indice, un tube de rouge a levres Rouge Louboutin, qu’Amazoula tient encore fermement dans la paume de sa main. L’aspect intact du tube l’amene a la conclusion qu’Amazoula n’a pas pu l’avoir en sa possession plus de quelques instants et que son utilisation a connu une issue plus funeste que glamour.

Le détective Laperouse la conduit ensuite dans le salon pour interroger Dolly, visiblement fébrile. Submergée par l'émotion, elle révele qu’Amazoula avait de nombreux admirateurs... autant d’hommes que de femmes, mais aucun dont la passion n’aurait pu prendre une tournure dangereuse. Le mystere restait donc entier, un de ces admirateurs était-il allé trop loin ?

Baila poursuit son enquete, son sac Paloma au creux du coude, quand elle remarque quelque chose d’inhabituel. Une paire de sandales compensées en python, finement ornées de fleurs découpées au laser. Elle examine de pres ce spécimen extraordinaire, " Un soulier vraiment merveilleux ! » se dit-elle, captivée par tant de détails. Comme s’il pouvait lire dans ses pensées, Lapérouse ajoute : " Cela semble etre une Ha Why Luna, un joyau rare et tres précieux. " 

Tandis que la détective Baila continue a enqueter sans relâche a la recherche de preuves, elle découvre plusieurs autres indices : une élégante paire de sandales pavée de pierres connu sous le nom de Girlsbestfriend et une paire d’escarpins d’inspiration vintage en cuir métallisé, nommée a juste titre Last Emperess. Il apparait comme évident a Baila que quiconque avait attaqué Amazoula avait du fuir la scene précipitamment, laissant tous les objets de valeur derriere lui. Un sentiment inhabituel commence alors a l’envahir : la jalousie. Elle envie le dressing d’Amazoula. Un sentiment qui s’intensifie a chaque nouvelle découverte ne faisant qu’accentuer son mal-etre.

Clôturant l'enquete presque brutalement, Baila scelle le dernier élément de preuve, un vernis a ongles Rouge Louboutin surmonté d'un séduisant et néanmoins dangereux bouchon. « Cela pourrait-il etre l'arme du crime? » Certainement. Elle se chargera de l’envoyer au laboratoire des aujourd’hui.

Faisant ses adieux a Dolly et Laperouse, ce dernier l’interpelle :
    -« Vous partez déja ? »
    -« Oui, j’ai suffisamment de preuves pour boucler mon enquete. » répond-elle en restant évasive.

Baila quitte l'appartement en hâte, traversant la rue Jean-Jacques Rousseau, sans pouvoir se défaire des flashbacks de la scene qui continuent de hanter son esprit.... L’assassin d’Amazoula est toujours en cavale… Cette ville est-elle toujours un lieu sur pour les femmes élégantes ?