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20.10.15
De Tokyo au jardin d’Eden : la promenade de Christian Louboutin à la Fashion Week de Paris

Emportés de New York à Paris au gré de l’imagination des créateurs, les souliers Christian Louboutin, version glamour des bottes de sept lieux, auront parcouru plusieurs continents et autant de cultures pendant la fashion week printemps-été 2016. Du jardin paradisiaque au bord de la Méditerranée imaginé par Naeem Khan, à la fête psychédélique dans le swinging London vu par Holly Fulton, le retour en France fut une véritable odyssée !

A peine étaient-elles arrivées à Paris que les semelles rouges repartaient déjà au Japon, grâce à Olympia Le-Tan dont la collection «Hotel Olympia» rend hommage au mythique hôtel Okura de Tokyo, récemment démoli. La créatrice brosse un portrait très personnel de son Japon adoré, où elle convoque les estampes de Hokusai et Hello Kitty, le cinéaste culte Ozu et My Melody. Pour chausser ses geishas modernes, Christian Louboutin s’est inspiré de leurs «geta» traditionnelles, qu’il a pimentées d’un laçage évoquant le kinbaku, l’art du bondage cher au maître du genre, le photographe Nobuyoshi Araki. Servies sur une semelle à plateau de bois clair et serties de cuir suede, les cordelettes blanches, noires ou rouges dessinent une calligraphie sensuelle de la naissance des orteils jusqu’à l’arrière des chevilles, gainées de collants rouges vif. Sur les ongles, une manucure créée spécialement pour Olympia Le-Tan qui évoque le lever du soleil, avec la base Sweet Charity et le vernis Rouge Louboutin.

Martin Grant invite quant à lui à une balade au bord de l’océan, avec une collection qui conjugue le bleu roy et le beige sable, et trace des rayures marine sur de larges pantalons couleur d’écume. La prouesse technique le dispute à l’élégance de l’épure : total looks en lin mélangé à l’effet denim, manteau et jupe en organza de soie effiloché et blouses asymétriques aériennes sont mis en lumière par les sandales et compensées Elastagram, dont les brides de satin marine et de suede noires ont été réinventées pour le défilé.

Enfin, Christian Louboutin s’offre une pause bucolique dans le jardin d’Eden redécoré par la fantasque créatrice d’accessoires Yazbukey. Parmi les flamants roses, les serpents et les fleurs exotiques, vestales grimées en Cicciolina et déesses tentatrices (peu) vêtues de toges blanches déploient leurs charmes et font tinter leurs bijoux en plexiglas, juchées sur des escarpins Fififa 100 en cuir vernis blanc et rouge. Un paradis artificiel bien mérité, après un mois de défilés de part et d’autre de l’Atlantique !